LES DIRIGEANTS



Nom : CAPELLE Prenom : JACQUELINE
Statut : Secrétaire Générale
Pays : france


Nom : DURAND Prenom : Nadine
Statut : Trésorière
Pays : france


Nom : CAZALOT Prenom : PATRICK
Statut : Président d'Honneur
Pays : france


Nom : LARRIEU Prenom : Laurie
Statut : Secrétaire Générale
Pays : france


Nom : SOULIER Prenom : CAMILLE
Statut : Secrétaire Adjointe
Pays : france


Nom : AMETEPE Prenom : Léonard
Statut : Président
Pays : france






Nom : Gaba Prenom : Adama Dovi
Statut : Président
Pays : togo


L'ASSOCIATION AFTPSY

L'association FranceTogo - Psy est une association Loi 1901 dont le but est de favoriser la réflexion sur les pratiques et d'améliorer les compétences communes médicales de la France et du Togo, essentiellement dans le domaine de la santé mentale et au travers de formations et d'échanges culturels entre les deux pays. Elle participe au développement de projets sanitaires, humanitaires ou culturels proposés par l'une ou l'autre des deux antennes de l'association.

Ses sièges sociaux :

Côté Français :
36 bis avenue du 9° RCP 09100 Pamiers.

Côté Togolais :
Aného HOPITAL PSYCHIATRIQUE DE ZEBE
BP. 122 Tél. : (228) 331 - 01- 63 / 331 - 02 - 88
Fax :(228) 331- 02 - 22 / 331 - 01- 69 Aného – Togo

Pour nous contacter directement à travers le site, veuillez utiliser le formulaire de contact prévu à cet effet.
Merci.

L'HOPITAL DE ZEBE

1)Observation du fonctionnement de l’hôpital

1.1) Observation générale


•L’hôpital accueille environ 140 patients répartis dans 7 pavillons distincts. Contrairement à la grande majorité des hôpitaux en Afrique de l’ouest, les patients sont nourris et blanchis par l’hôpital et les familles ne sont admises que pour les visites. L’hôpital de Zébé accueille une très grande majorité de patients psychotiques originaires du Togo, du Bénin, du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire.

•Les effectifs en personnel soignant se composent de :

- 1 médecin chef Dr Adama GABA formé au Bénin (Pr Ahyi) et dernièrement au CHU de Poitiers

-2 assistants médicaux d’un niveau bac+3 sans formation psychiatrique au cours de leurs études : Emilie est en poste à Zébé depuis environ 7 ans dont les compétences en psychiatrie sont reconnus.

Tona, jeune assistant médical en poste depuis 1 an, qui n’a que très peu d’expérience et de connaissances en psychiatrie.

-3 IDE ayant un niveau BECP+2 sans aucun apport théorique en psychiatrie durant leurs études

-6 Infirmiers (dont 3 surveillants) avec le même niveau d’études que les IDE mais sans le diplôme d’état obtenu par concours.

-5 aides soignantes formées au sein de l’hôpital

-1 Laborantin

-1 pharmacienne (femme du Dr Gaba)

(-4 gardiens)

1.2) Gestion des médicaments

•Prise en charge des dons :
A l’arrivée des cartons de médicaments, ceux-ci sont mis dans une salle fermée à clé et placée sous la responsabilité du surveillant responsable de la gestion des médicaments et du comptable. Ensuite les médicaments sont triés et comptabilisés par le comptable et transférés à la pharmacie. Les stocks sont ensuite communiqués à Emilie, lui permettant d’adapter les prescriptions qu’elle fera par la suite.

•Gestion après la prescription
Pour les patients hospitalisés, la famille achète le traitement prescrit à la pharmacie de l’hôpital et le confie au surveillant responsable des médicaments. Celui-ci a en charge la gestion des médicaments afin d’éviter les détournements.
Pour les patients non hospitalisés, ils achètent leur traitement à la pharmacie et vont voir les infirmiers pour une explication de la posologie.
Pour les indigents hospitalisés, la plupart du temps ils ont des injections retard ou des médicaments à la limite de la péremption.

1.3 ) Prise en charge d’un patient à l’entrée

Dans un premier temps le patient est vu en consultation par un assistant qui fait très souvent une prescription d’injectable IM pour la première semaine avec un relais du traitement per-os par la suite. La famille achète donc le traitement à la pharmacie ce qui représente des sommes importantes entre 15000 et 25000 Fcfa entraînant très souvent une négociation avec l’assistant médical pour diminuer la liste des traitements prescrits. Elle va ensuite régler les frais hôteliers pour plusieurs semaines, de 800 à 2000 Fcfa par jour suivant le confort, auprès de la comptabilité. Et enfin, si elle le peut, elle confie aux infirmiers une somme d’argent qui sera distribuée à la demande du patient comme argent de poche avec un maximum de 100 Fcfa par jour. Les patients n’ont pas le droit d’avoir d’argent sur eux dans le but premier de limiter les fugues. Cet argent lui permet de s’offrir quelques aliments frais rompant la monotonie des repas de l’hôpital (maïs, riz, avec poisson).
Le patient passe ses premiers jours dans un état de sédation important. La plupart du temps, il est pris en charge par d’autres patients s’occupant de lui en le lavant, l’habillant et lui expliquant les règles de l’institution.

1.4) Organisation de la prise en charge des patients

Les prises du traitement se font 2 fois par jour matin et soir pour les 70 patients ayant un traitement per os. Les infirmiers et aides soignantes se réservent le droit d’augmenter et de diminuer le traitement suivant l’état du patient. De plus, j’ai pu observer que certains soignants donnaient de leur propre chef des médicaments à des patients indigents en se servant dans la boite d’autres patients.
Le lundi et le vendredi 2 grandes visites sont organisées avec toute l’équipe soignante où tous les patients sont visités dans leur chambre. Il s’en suit une petite synthèse permettant d’adopter de nouvelles options thérapeutiques.
Les infirmiers peuvent aussi au cours de la semaine demander un entretien pour un patient à un assistant médical quand il l’estime nécessaire.
Les après-midis sont normalement consacrés aux activités thérapeutiques mais dans les faits elles ne sont que trop peu organisées par les soignants. Le contexte politique et l’affectation d’Emilie n’y sont certainement pas étranger. Il reste néanmoins quelques activités régulières comme le groupe de parole et l’activité dessin qui ont lieu une fois par semaine.
J’ai pu remarquer aussi qu’une bonne partie des anciens patients avaient des petites responsabilités : la distribution des repas, le ménage, la vaisselle, l’arrosage des plantes ou comme déjà évoqué précédemment la toilette d’autres patients.


Texte par Frédéric Gay membre de l’AFT-Psy